Réseau Européen de la Pierre Sèche
La Route de la Pierre Sèche en Balagne propose plusieurs itinéraires de découverte qui invite à parcourir les paysages emblématiques de cette micro-région du nord-ouest de la Corse, en suivant un dense réseau d’anciens chemins reliant villages, terres agricoles et zones pastorales.
Elle s’appuie sur un réseau ancien de chemins de transhumance, de voies rurales et de sentiers de liaison entre villages, façonnés au fil des siècles par les activités agricoles, pastorales et forestières. Ce parcours met en lumière un patrimoine bâti remarquable, fondé sur l’usage de la pierre sèche, technique constructive ancestrale aujourd’hui reconnue comme patrimoine culturel immatériel. De plus, le territoire du Pays de Balagne est caractérisé par une importante richesse végétale, liée à la grande diversité de ses biotopes.
Introduction
La Route de la Pierre Sèche en Balagne
En Balagne, la pierre sèche structure le territoire. Jardins en terrasses, murs de soutènement, calades, enclos, aires de battage, fours, moulins, paillers, fontaines et système de gestion de l’eau témoignent d’un savoir-faire précis et d’une parfaite adaptation aux contraintes du relief et du climat méditerranéen. Ces aménagements ont permis la mise en culture des versants, la circulation des hommes et des troupeaux, et la préservation des sols, contribuant à façonner ce paysage singulier, souvent qualifié de « jardin de la Corse ».
Longtemps menacé par l’abandon des pratiques traditionnelles, ce patrimoine connaît aujourd’hui un renouveau. La Balagne s’engage activement dans la transmission et la reconnaissance des savoir-faire liés à la pierre sèche, notamment à travers la certification des professionnels avec le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP). Cette démarche garantit la qualité des restaurations et la pérennité des ouvrages.
Véritable fil conducteur entre nature, culture et mémoire collective, la Route de la Pierre Sèche en Balagne invite à une découverte sensible et durable d’un territoire où chaque pierre raconte l’histoire des hommes qui l’ont façonné.
Au fil des itinéraires proposés, le visiteur est invité à ralentir et à porter un regard attentif sur les détails du paysage, où chaque ouvrage en pierre sèche s’intègre harmonieusement à son environnement naturel. Cette approche favorise une immersion respectueuse, valorisant à la fois la randonnée, la découverte patrimoniale et la sensibilisation aux enjeux de préservation. La Route de la Pierre Sèche constitue ainsi un outil de médiation culturelle et paysagère, accessible à tous les publics, des habitants aux visiteurs de passage. Elle contribue également au développement d’un tourisme durable, fondé sur l’authenticité, la transmission des savoirs et le respect des équilibres locaux. En redonnant sens aux anciens chemins et aux constructions vernaculaires, ce projet participe à la réappropriation collective d’un patrimoine vivant, intimement lié à l’identité et à l’histoire de la Balagne.
à découvrir
7 sites
Presqu’île de la Revellata à Calvi



Située à l’ouest du golfe de la ville de Calvi, à quelques dizaines de kilomètres de la réserve naturelle de Scandola qui est classée « Patrimoine mondial de l’Humanité » par l’Unesco, la randonnée de la Pointe de la Revellata conduit le visiteur au cœur d’une presqu’île sauvage et protégée.
Classée zone protégée inscrite depuis 1994, ce promontoire naturel s’étend sur 67 hectares et abrite une biodiversité remarquable mêlant végétation méditerranéenne abondante et espèce rare (dont la Armeria soleirolii), faune diversifiée (Cormoran huppé, le Balbuzard pêcheur, Göelandes leucophée), panoramas spectaculaires avec vue sur la citadelle de Calvi, criques, petites plages, la grotte des « veaux marins » et falaises. C’est aussi un sanctuaire sous-marin qui compte parmi les lieux de plongée les plus réputés de Corse avec des gorgones, corail rouge, mérous, murènes… Toute la diversité des fonds marins corses de trouve concentrée en ce lieu.
Le site a pu conserver son caractère sauvage et naturel car il est protégé et appartient au Conservatoire du Littoral qui fait l’acquisition régulière de terrains et est géré par le service de gestion des terrains côtiers de la Collectivité de Corse.
Une piste reliée à la route départementale n°81b serpente en contrebas et dessert un réseau de sentiers connexes qui parcourent la presqu’île du nord au sud et permet notamment de rejoindre l’extrémité du cap où se dresse le phare de la Revellata érigé au XIXe siècle.

Le site, choisi pour la qualité exceptionnelle de ses eaux et de son environnement, accueille la station STARESO (Station de Recherches Océanographiques et Sous-marines). Particulièrement bien intégrée dans le paysage et pratiquement invisible depuis le large, STARESO est l’une des plus belles réalisations de l’architecte liégeois Claude Strebelle.
Cette station accueille les étudiants universitaires et stagiaires du monde entier, ainsi que des élèves du primaire et du secondaire.
La Revellata n’est pas seulement un espace préservé, cette presqu’île est également un lieu chargé d’histoire, comme en témoignent l’ancienne maison du Prince Pierre-Napoléon Bonaparte.
Au nord du rétrécissement de la pointe, entre Porto Vecchio et Porto d’Oscelluccia subsistent les traces anciennes de culture de céréales. On y distingue des parcelles délimitées par des murs en pierres sèches, les ruines d’anciens pagliaghji (pailler) et une aghja (aire de battage du blé) particulièrement très bien conservée, preuve d’un passé agricole de la presqu’île.
Après la randonnée, il est possible de rejoindre en voiture, sur la colline, la Chapelle de Notre-Dame de la Serra. Ce site emblématique empreint de spiritualité et de beauté sauvage offre un panorama exceptionnel sur la baie de Calvi, en chemin, vous pourrez observer de surprenantes formations rocheuses façonnées par le vent et le temps.
Le sentier de transhumance de Caprunale

Ce site a été classé en 2023 « monument naturel », selon 3 critères : son intérêt pittoresque, illustré par la beauté des paysages, son intérêt historique de par l’importance de cet axe de communication et son intérêt scientifique lié à l’originalité du percement du Capu Tafunata. (documentation)
Le tracé débute par le village de Galeria et traverse la vallée du Fango, situé sur la commune de Manso, conduit à la forêt de Falasorma et se termine à la bocca di Caprunale.
La route forestière de Caprunale, illustre de manière spectaculaire l’alliance entre patrimoine naturel, culturel et génie civil. La route et ses maçonneries en pierre sèche traversent des paysages d’une grande valeur pittoresque et historique, marqués par l’originalité du percement du Capu Tafunatu (10 m de haut et 35m de large) qui culmine à 2335 m et par l’importance des usages liés à la forêt et à la transhumance. Le patrimoine en pierre sèche est varié avec de nombreux ouvrages d’art remarquables de technicité et d’esthétique tels que 6 ponts de plus de 10 mètres de cintre et 2 ponts de plus de 7 mètres, 33 ponceaux, 94 aqueducs, 19 lacets, radiers, aménagements destinés à canaliser l’eau, murs de soutènement en pierre sèche allant jusqu’à 8 mètres de hauteur et un exceptionnel passage creusé dans la roche, réalisés dans des conditions difficiles. Les ingénieurs des « Ponts et Chaussées », supervisait le chantier et la grande majorité de la main d’œuvre était des bâtisseurs expérimentés en majorité Italienne de la ville de Lucques et des habitants du Mansu.
Cette route, tour de force technique jalonnée d’ouvrages d’arts, constitue le dernier vestige des routes forestières telles que construites au 19ème siècle, sans revêtement artificialisé.
Boucle des villages entre mer et montage (communes de Monticello, Santa Reparata di Balagna, Sant’Antonino et Corbara)
La Balagne a été depuis la préhistoire, réputée pour sa production céréalière. Qualifiée de grenier à blé, durant l’Antiquité, elle a été sculptée, de murs, de murets, de terrasses. Un important réseau de chemins, exceptionnels par endroit, reliait les villages aux exploitations, et permettait de rejoindre les communes ou régions voisines. D’innombrables aires de battages, des paillers, des moulins, des pressoirs, permettaient de transformer les productions agricoles.
Cette intense activité agricole a sculpté la Balagne et a laissé de nombreux vestiges remarquables. Ce territoire possède ainsi, sans doute, le plus beau et le plus riche patrimoine en pierre sèche de Corse.
Mais la Balagne est aussi, depuis des siècles, une terre profondément marquée par le christianisme. Son identité s’inscrit encore aujourd’hui dans la présence innombrable d’églises, de chapelles, d’oratoires, de couvents et autres œuvres d’une richesse remarquable de style baroque. Dispersés dans les villages comme dans les paysages, ils traduisent une continuité historique et culturelle, et témoignent d’une foi durablement enracinée, toujours lisible dans la vie du territoire.
Le départ de la boucle s’effectue soit depuis la Chapelle Saint François, située sur la commune de Monticello, soit, en variante plus courte, depuis la chapelle San Bernardinu située sur la commune de Santa Reparata di Balagna.
Cet itinéraire propose une immersion au cœur de l’âme balanine, où se rencontrent patrimoine rural, architecture religieuse et paysages patiemment façonnés par des siècles de travail de la pierre sèche.



Dès le premier pas, le promeneur découvre un parcours ponctué de paillers agricoles, d’aires de battage et d’anciens chemins pavés, témoins d’une intense activité agropastorale autrefois prospère. Le sentier jouxte ensuite, les berges du lac de Codole qui sont classées en zone Natura 2000 où de nombreuses espèces d’oiseaux peuvent être observées. Ce sentier est bordé de remarquables murs en pierre sèche, avant de conduire au moulin à huile et à grains «A Fràbica di Costa » avec ses éléments hydrauliques encore visibles, celui-ci fut autrefois le plus grand Moulin de Balagne par sa superficie et sa capacité de production.
Ce sentier emprunte ensuite un parcours ombragé avec des paillers et des aires de battage. En montant, le chemin est pavé et offre des panoramas exceptionnels sur la vallée du Reginu et sur le sommet du Montegrossu. Il rejoint ensuite le village de Sant Antonino, classé parmi les plus beaux villages de France. Nid d’aigle accroché à un piton granitique, entouré de jardins en terrasses, il déploie une splendide vue à 360 degrés entre mer, plaines et montagnes. Ces ruelles, passages couverts et maisons se fondent avec la roche.
La promenade se poursuit vers la fontaine et le jardin ancien « Morella » avec une vue sur le village emblématique de Pigna, ses maisons blondes et ses volets bleu azur. Puis le sentier rejoint le Couvent Saint-Dominique de Corbara et ses jardins, ensemble patrimonial classé au titre des monuments historiques en 2026.
Plus loin apparaissent les ruines de l’ancien couvent Sant’Anghjulu situées à Santa Reparata di Balagna.
Le parcours traverse ensuite les hameaux d’Occiglioni et Palmento avec sa Chapelle l’Annonciade, puis le village de Santa Reparata di Balagna et son église classée monument historique, ses pavages et la place d’Ormeau. Au 17 et 19ème siècles, la commune de Santa-Reparata di Balagna était la plus importante de Balagne pour la production céréalière, avec pas moins de 126 aires de battage recensées sur son territoire.
Tout au long du chemin, ce beau paysage typique raconte l’histoire d’une Balagne prospère, autrefois surnommée : « jardin de la Corse ». Entre villages perchés cernés de terrasses en pierre sèche, les jardins enclos de hauts murs, les vergers d’oliviers et d’amandiers, des sites pavés, pagliaghji, aires de battage, chapelles et couvents composent un patrimoine exceptionnel, reflet d’un savoir-faire ancestral et d’une relation harmonieuse entre l’homme et son environnement.
Ce sentier est bien plus qu’une randonnée : c’est la traversée sensible d’un territoire vivant, où chaque pierre, chaque panorama et chaque village révèle un moment de mémoire. Une invitation à découvrir la Balagne dans ce qu’elle a de plus authentique.
Du village de Lama empruntant le chemin de la mémoire jusqu’à Urtaca




Le départ se fait depuis le village de Lama, et empreinte le chemin de la mémoire jusqu’au village voisin d’Urtaca. Ce sentier propose une immersion dans l’histoire rurale et les paysages de l’arrière-pays balanin, à travers un itinéraire marqué par les traditions agro-pastorales. Ce parcours raconte un savoir-faire ancien lié à la pierre sèche, encore lisible aujourd’hui dans les paysages, les architectures et les aménagements qui façonnent le territoire depuis des siècles.
Le sentier traverse plusieurs lieux emblématiques comme la «Funtana Bona», les anciennes terrasses de cultures qui soutiennent d’innombrables murs de pierre sèche. L’itinéraire rejoint ensuite le village d’Urtaca, dont le patrimoine est marqué par la présence de nombreux ouvrages patrimoniaux ruraux : four à chaux, four à pain, fontaines, ponts, aires pour le battage du blé, jardins et bâtiments liés à la transformation des productions agricoles. De nombreux moulins à huile (en aval de la rivière) et à farine (en amont de la rivière) jalonnent également la rivière Gargalagna afin de profiter de l’énergie du cours d’eau, par la combinaison de canaux, aqueduc avec arcades et des retenus d’eau, ce qui confère au territoire une richesse patrimoniale remarquable liée à l’univers des moulins. Enfin, vous terminerez cette boucle en rejoignant le village de Lama par un site insolite, celui des caves à fromages de la maison «Corallini».


Les communes de Lama et d’Urtaca présentent chacune une identité propre, tout en étant étroitement liées. Lama souvent cité comme l’un des plus beaux villages de Corse, érigées en « nid d’aigle, domine un paysage façonné depuis des siècles par l’homme et la pierre. Témoin d’une époque faste, lorsque le village de Lama vivait largement de la culture de l’olivier, grâce au génois, qui ont durant trois siècles, permis à plus de 35 000 oliviers de façonné l’économie locale jusqu’au XXème siècle. Cette richesse s’exprime encore dans son architecture à travers d’imposantes demeures élevées sur plusieurs niveaux avec des plafonds décorés comme par exemple la maison « Bertola » avec son belvédère toscan.
Urtaca possède également une forte histoire agropastorale. La commune développait comme les autres communes insulaires une polyactivité comme stratégie de diversification de revenu comme l’oléiculture, la cacticulture, la cédraticulture, la céréaliculture, la viticulture, l’élevage notamment l’apiculture et la capriculture. Un aspect particulier de son histoire est lié à la sériculture, Urtaca a été un centre de production de graines de vers à soie d’exception et de cocons de soie jaune, qui permettait autrefois des échanges commerciaux importants, notamment avec Rhodes et le Liban.
Au XXe siècle, l’exode rural et les bouleversements liés à Première Guerre Mondiale fragilisent cet équilibre, jusqu’à l’incendie du 27 août 1971, qui détruit les oliviers multi centenaires et mûriers. Les villages se vident.
Dans les années 80, deux évènements majeurs marquent un tournant pour ces villages, la construction de la route départementale «A Balanina» qui désenclave le territoire, et l’acheminement de l’eau depuis la vallée de la Tartagine.
Ces avancées, portées par la volonté des habitants et élus locaux, ouvrent la voie à un renouveau, une résilience rurale. Aujourd’hui, Lama et Urtaca restent des villages très dynamiques qui cherchent à valoriser leur patrimoine et leur tradition à travers ses processions, bénédictions, festivals de musique Urtachemu et du film de Lama et de nombreuses activités associatives.
Le sentier participe ainsi à une réelle dynamique de préservation et de transmission de ce patrimoine en pierre sèche, tout en contribuant au développement culturel et touristique de ce territoire. Cette belle boucle authentique et dépaysante s’inscrit dans un esprit de coopératif entre ces deux villages du Canale, avec pour ambition de valoriser leur patrimoine vernaculaire et de leur donner une portée plus large, à l’échelle européenne.
traversée des villages de Lumio, Occi, Lavatoggio, Aregno, Sant’Antonino et Cateri
Située à
La toponymie du lieu évoquerait l’œil « ochji » en Corse ou suggérant point d’observation permettant de surveiller l’horizon en Italien « Occhi ».
Les premiers habitants sont venus se réfugier pour se protéger tout en surveillant la mer, guettant les invasions des Mauresques, Sarrasins et Barbaresques, qui ont longtemps pillé la Corse et emporté esclaves et butin entre le 8ème et 11ème siècle.
Le site des Capi d’Oci et Bracajo est classé depuis 2022 au titre de la préservation des monuments naturels et des sites. Cette situation géographique et historique, en belvédère sur la Punta de Spanu, la Punta di Sant’Ambrogiu, le golfe de Calvi, lui confère une identité particulière forte. La position du village en balcon, offre une vue panoramique exceptionnelle.
Accroché à la roche, Occi déploie ses dentelles de pierre au-dessus d’un paysage de maquis, de roche et de mer ; s’y attarder, c’est le percevoir, le ressentir, avoir l’impression de remonter le temps.
Occi est un modèle typique de village rural balanin et du littoral méditerranéen d’avant le 19ème siècle. Le village se compose d’une trentaine de maisons en ruines regroupée sur le plateau. Isolé et non desservi par une route carrossable, il a pu ainsi conserver l’intégralité de son caractère particulier où l’on peut observer une architecture traditionnelle construite en pierres de granite et enduits au mortier de sable et chaux avec des voûtes, linteaux, niches murales, toits terrasses…
Le long du chemin se trouvent des murets et murs de soutènement en pierres sèches, du pavage en pas d’âne « inchjappittatu ».
Autour d’Occi, tous les terrains sont aménagés en terrasse et les terres servaient autrefois à cultiver le blé, l’orge et l’avoine. Deux aires de battage en amont et en aval du village en témoignent. Les terrasses proches du village et en aval de la source servaient de jardins vivriers, complétés par une activité d’élevage. Une part importante des terrains de la commune était dédiée à l’olivier comme en atteste la présence du fragnu (moulin à sang, huile).
Paradoxalement, ce site en ruine et « abandonné » est aussi le sentier pédestre le plus fréquenté de l’île, parcouru toute l’année par habitants et touristes, il reste vivant, rythmé sans cesse par des traditions patrimoniales et des projets.
L’église de l’Annunziata située au cœur du village d’Occi a été construite avant 1467 par des Moines venus de l’Ile de Tino, dans la commune de PortoVenere, en Italie. Restaurée en 2002 et fonctionnelle, elle s’inscrit aujourd’hui dans le cadre du jumelage entre les communes de Lumiu et de Portovenere. A cette occasion une fresque représentant l’Annonciation de « CARAVAGGIO », sera peinte par Andrea Ravo Mattoni le 25 mai 2026 à l’intérieur de l’église.
Chaque 1er mai, la messe dans la chapelle di l’Annunziata est suivie de la procession de San Niculaiu, sous l’égide traditionnelle de la confrérie Sant’Antone. Elle réunit de nombreux participants.
Pagliaghju d’Ortoloro situé dans la plaine de la commune d’Aregno avec vue sur le Jardin I Monti
Situé dans la plaine d’Aregno, sur un site rocailleux, ce pagliaghju, bâti directement sur une dalle granitique naturelle, montre une certaine originalité, il est doté de trois pièces jumelles, voûtées en berceau ainsi qu’un enclos destiné aux animaux.
Le site permet d’admirer l’un des plus emblématique des jardins clos de Balagne, le jardin I Monti. Il est situé en hauteur et c’est un jardin en terrasses typique entouré de hauts murs en pierre, parfois élevés à plus de quatre mètres et forment une enceinte de 242 mètres de long. L’ensemble est organisé sur plusieurs niveaux avec des jardins, un porche d’entrée et deux grands réservoirs.

























